Présentation
L’IUT Michel de Montaigne Bordeaux 3 a ouvert en 1993 un parcours Gestion du Développement et de l’Action Humanitaire (GDAH), unique en France à ce jour, dans le souci de répondre de façon cohérente à des problématiques dédiées aux inégalités Nord Sud, aux questions de développement » des pays du « tiers-monde », des échanges inégaux, de la croissance au Sud et du développement durable au nord, de l’exclusion des populations vulnérables, de la multiplication des conflits armés etc…
Son souci est de :
- Répondre aux besoins de professionnalisation des métiers dans les secteurs du développement, des échanges internationaux et de la solidarité ;
- Former les professionnels qui manquent aujourd’hui à ce secteur ;
- Faire reconnaître par un diplôme clairement identifiable la formation à ces métiers ;
- Combler le vide existant en matière de formation universitaire de cycle court dans le domaine du Développement et de l’Action Humanitaire ;
- Mettre en place de nouveaux projets pédagogiques répondant aux besoins du monde professionnel et renforcer les liens avec les divers partenaires potentiels (Associations de Solidarité Internationale, organismes et institutions internationales… ) ;
- Promouvoir l’éducation à la solidarité internationale et au dialogue interculturel ;
- Renforcer les relations internationales et les liens de l’IUT avec les réseaux du Sud ;
- Développer de nouveaux champs de recherche concernant le Développement et les associations de Solidarité Internationale.
Le Pôle Carrières sociales de l’IUT propose un niveau II de formation, Bac + 2.
Programme :
UE 1 : Connaissance de l’environnement institutionnel
Cette unité d’enseignement permet d’aborder l’état des savoirs, l’identification des acteurs et l’analyse des enjeux du développement (économiques, géopolitiques, juridiques, sociaux, culturels et de la communication). Des approches plus spécifiques ont lieu sur le développement local, sur les représentations du développement… Elle a pour vocation l’étude des acteurs, des institutions internationales et de leurs domaines d’intervention. Un module Jean Monnet s’intitule : « Institutions européennes et coopération au développement ». Plusieurs analyses de cas sont présentées : éducation à l’environnement, développement agricole, activités économiques d’insertion, inégalités et santé, populations en difficulté.
UE 2 : Sociétés, populations et publics
Communication interne (gestion des relations interpersonnelles, dynamique de groupe, animation de réunion) ; langues étrangères appliquées au développement (anglais et espagnol) ; techniques de la communication écrite et orale ; maîtrise des outils informatiques au service des projets : traitement de texte, tableur, Internet, création d’un site Web…
UE 3 : Méthode et techniques professionnelles
Gestion et organisation (logique comptable, logistique humanitaire, mobilisation des ressources humaines) ; pédagogie appliquée au développement ; conduite de projet et méthodologie de l’action ; droit et fonctionnement des associations ; méthodologie d’enquête et de recherche, diagnostic social ; pratiques culturelles et sportives, outils du développement.
UE 4 : Approche du milieu professionnel
Techniques relationnelles, bilan personnel et projet professionnel, relations avec le monde professionnel, activités d’insertion professionnelle, séminaires professionnels, stages (15 semaines en 4 semestres).
Objectifs
Il s’agit de former des médiateurs socioculturels dans les secteurs de la solidarité, de l’action humanitaire, de l’aide au développement, des échanges culturels et de la coopération internationale, qui sont capables de :
- faire un diagnostic social
- monter des dossiers de demande de financement
- coordonner des opérations de terrain
- gérer des projets
- planifier et évaluer des actions
- mobiliser des ressources humaines
- établir une médiation sociale
Organisation de la formation
Les études se déroulent sur quatre semestres : 1620 heures de formation encadrée (cours, travaux dirigés) complétée par une formation dirigée de 300 heures (projets tuteurés, personnels ou collectifs) et quinze semaines de stage.
L’enseignement, à la fois théorique et pratique, est assuré par des universitaires et des professionnels.
Les diverses disciplines sont regroupées en plusieurs unités d’enseignement, elles-mêmes découpées en modules capitalisables.
Stage
Stages et Mémoires
Outre les travaux écrits susceptibles de leur être demandé ponctuellement par chaque enseignant dans le cadre de son cours, les étudiants doivent réaliser trois types d’activités donnant lieu à rédaction d’un écrit et à une soutenance devant un jury.
Le Projet professionnel personnel
Dans une optique de professionnalisation, chaque étudiant doit s’investir chaque année dans une activité « d’insertion » pré professionnelle dans le champ de l’animation pour le développement. Celle-ci vise l’étude d’un champ professionnel et permet d’acquérir ou de conforter une expérience, de découvrir un nouveau secteur d’intervention, de se constituer un réseau professionnel, de mieux partager ses stages et son insertion dans la vie professionnelle, etc…
Chaque temps d’insertion annuel fait l’objet d’un rapport écrit soutenu devant un jury composé d’un enseignant et d’un professionnel, en fin de chaque année, en semestre 2 et 4.
Les Stages
En fin de semestre 2 et au semestre 4, chaque étudiant réalise un stage de 7 et 8 semaines. Ce stage est considéré comme un temps d’observation participante au sein du monde associatif ou du secteur public. Le stagiaire, tout en s’impliquant dans le fonctionnement de la structure d’accueil, en observe l’organisation et le déroulement de ses activités, puis en effectue une analyse critique en faisant notamment appel à sa capacité de distanciation.
L’un des deux stages doit être réalisé dans les mondes en développement, à l’étranger, de manière à se familiariser aussi aux problématiques du développement.
Chaque stage donne lieu à rédaction d’un rapport écrit, soutenu devant un jury composé d’un enseignant et d’un professionnel.
Le Mémoire
L’étudiant doit rédiger un mémoire d’étude et de recherche, sur un sujet relevant des problématiques de la formation, qu’il soutient en fin de quatrième semestre devant un jury composé d’enseignants de l’équipe pédagogique.
Conditions d'accès
Les candidats déposent leur candidature en ligne sur www.admission-postbac.fr puis impriment en ligne un dossier qu’ils envoient au département Carrières sociales de l’IUT.
De Janvier à Mars : Saisie des candidatures sur le site www.admission-postbac.fr
Début avril : Retour du dossier papier au secrétariat. Etude des dossiers.
Début mai : Convocation à entretien des dossiers retenus.
Mi-mai : Sélection définitive sur entretie.
Une journée d’information « Portes Ouvertes », mi-mars, permet de rencontrer enseignants et étudiants
Une pré sélection sur dossier est effectuée selon les éléments fournis par les candidats dans leur dossier :
- Non-bacheliers : expériences professionnelles et acquis personnels pris en compte dans un dossier de VAP (validation des acquis professionnels).
- Élèves de terminale : première et terminale, notes du bac de français et expériences personnelles dans l’animation, le domaine culturel, sportif, etc.
- Bacheliers : première et terminale, notes du baccalauréat, attestation d’inscription à l’université et notes obtenues, expériences préprofessionnelles.
- Diplômés de l’enseignement supérieur : attestation et notes du diplôme ou niveau du diplôme et expériences professionnelles.
- Un CV accompagné d’un exposé d’expériences diverses et réfléchies, de pratiques personnelles et d’implications dans la vie associative attestées, ainsi qu’un exposé argumenté convaincant qui permet d’évaluer la préparation de ce projet de formation et les motivations d’accéder à un métier dans le champ professionnel du développement et de l’action humanitaire.
- Les candidats français ou étrangers résidant hors métropole peuvent être admis directement après étude de leur dossier de candidature.
Un entretien de sélection est proposé aux candidats dont le dossier a été retenu.
Environ 60 candidats sur 450 sont retenus sur dossier pour l’entretien, ce qui atteste de l’importance d’adresser un dossier le plus argumenté et fourni possible.
Pour le candidat sélectionné, un jury, composé d’un enseignant et d’un professionnel, appréciera au cours d’un entretien individuel le projet de formation du candidat, l’expression de ses motivations et de son intérêt pour le champ de l’animation et pour cette formation, à partir de son CV, de ses expériences et pratiques extra-scolaires et de son projet professionnel.
Admission et inscriptionLes candidats prennent connaissance des résultats en consultant le site postbac dans lequel ils ont à confirmer ou non leur choix selon les dates de la procédure postbac.
Ils s’inscrivent pour l’année universitaire à venir durant l’été, à partir de mi-juillet, sur le site de l’IUT.
Secteurs d'activité
Référentiel ROME
- K1201 : Action sociale
- K1802 : Développement local
Savoir faire et compétences
Suite à leur formation, les étudiants seront capables de :
- faire un diagnostic social ;
- monter et gérer des projets ;
- coordonner des opérations de terrain ;
- planifier et évaluer des actions ;
- mobiliser des ressources humaines ;
- établir une médiation sociale.
et maîtriser les notions de logistique, gestion, communication…
Parcours professionnels
Le DUT parcours GDAH forme des animateurs techniciens de la médiation sociale et de la coordination et des animateurs assistants opérateurs de développement, de coopération internationale et d’actions humanitaires. Son champ d’employabilité couvre l’activité de tous les opérateurs présents sur le terrain, privés ou publics : organisations non gouvernementales , collectivités territoriales, etc…
Les titulaires du DUT exerceront des fonctions d’animation et de gestion dans plusieurs secteurs professionnels :
- collectivités territoriales en France, en Europe et à l’étranger ;
- jumelages et associations inter-urbaines ou inter-régionales ;
- centres d’accueil des réfugiés ;
- organismes d’animation villageoise (santé, école, agriculture) ;
- associations à caractère social et inter-culturel ;
- arts structures de développement local.