Présentation
Formation pluridisciplinaire théorique et expérimentale dans le domaine de la recherche « scientifique » et de la préservation des éléments matériels du patrimoine culturel, mobiliers et structures. Ce master dispense en particulier un enseignement sur la nature, les processus de fabrication, la chronologie, la provenance, l'état d'altération des objets archéologiques (céramique, verre, métal, textile...), des matériaux de l'architecture (roches, mortiers, enduits, stucs...) et des oeuvres d'art (peintures, vitraux, statues...).
Objectifs
La vocation de cette formation pluridisciplinaire théorique et expérimentale est de former, par la recherche et pour la recherche, des spécialistes de l'archéométrie qui se consacreront à l’étude, à la préservation et à la sauvegarde des monuments, des sites et du mobilier du Patrimoine culturel. il s'agit de comprendre les phénomènes et de maîtriser les techniques scientifiques (Physique, Chimie, Géologie, Sciences des Matériaux en général, ...) nécessaires à la résolution de problématiques archéologiques et historiques.
Informations complémentaires
Ce Master fait l'objet d'une convention avec le Département de Physique de l'Université de Bordeaux 1(qui participe financièrement à cette formation), donnant lieu à une contribution de 120 h éq. TD.
Partenaires
Organisation de la formation
La formation est organisée en deux années, comprenant 6 UE en M1 et quatre en M2. L'accent est mis sur un stage de recherche de six mois dans l'un des laboratoires du réseau international associé à la formation.
Contrôle des connaissances
Les modalités d’évaluation des connaissances sont définies par unités d’enseignement et sont assurées par un contrôle continu qui peut-être écrit ou oral.
L’unité d’enseignement UE2 du 4ème semestre incluant un stage prend en compte la note attribuée par le maître de stage, la rédaction du mémoire et celle du projet de publication ainsi que sa soutenance.
La note de chaque UE a pour coefficient le nombre de crédits qui lui est attribué.
L’obtention du master est soumise aux règles définies pour toute spécialité du master, notamment en ce qui concerne la compensation.
Stage
Les étudiants effectuent des stages d'observation (non obligatoires) en 1ère année afin d'approcher le milieu de la recherche, d’acquérir et de développer des compétences adaptées, de créer un réseau de relations, et de se préparer à une insertion professionnelle à l'issue de la formation.
Le stage de fin d'étude (obligatoire), qui occupe pratiquement la totalité du 4ème semestre, constitue un point fort de la formation et une pièce clé dans la construction de la démarche d'insertion professionnelle. Le réseau international de laboratoires associé à la formation offre un tremplin pour la préparation de l'avenir des étudiants. Un enseignant référent (en relation avec le maître de stage) assure le suivi de l'étudiant tout au long du stage, et dans la mesure du possible, se rend sur site. La validation des sujets de stage est soumise à l'avis du conseil de perfectionnement. L'évaluation du stage prend en compte la note attribuée par le maître de stage, la qualité du mémoire et celle du projet de publication ainsi que sa soutenance. Ce stage de recherche, d’une durée de cinq mois, se déroule dans les équipes de recherche d’appui suivantes :
- Bordeaux : IRAMAT-CRP2A (UMR 5060), ICMCB (UPR 9048), AUSONIUS (UMR 5607), …
- Orléans : Centre E. Babelon (IRAMAT, UMR 5060)
- Belfort : Laboratoire Métallurgies et Cultures (IRAMAT, UMR 5060)
- Gif-sur-Yvette : laboratoire Pierre Süe (CEA-CNRS, Saclay),
- Paris : Centre de recherche et restauration des Musées de France, C2MRF ; Laboratoire de recherche des Monuments historiques, LRMH ; Muséum d’Histoire Naturelle, département Préhistoire,…
- Lyon : Maison de l’Orient, laboratoire d’Archéologie et Archéométrie
- Marseille : CICRP - service « Etudes et Recherche » et CRMCN, CNRS
- Toulouse : Centre d’élaboration des matériaux CEMES, CNRS,…
- Durham, Grande Bretagne (mobilité ERASMUS) : Laboratoire de datation par luminescence
- Catane, Italie (mobilité ERASMUS) : Laboratoire de physique appliquée aux Biens Culturels
- Gênes, Italie (mobilité ERASMUS) : Laboratoire d’archéométallurgie
- Barcelone, Espagne (mobilité ERASMUS) : Département Minéralogie et Cristallographie
- Chicoutimi, Canada : Laboratoire d’archéologie
- Ouro Preto, Brésil : Ecole des Mines, Univ. Fédérale
En collaboration avec le Pôle Orientation, Stages, Insertions Professionnelles (POSIP), l'équipe pédagogique aide l'étudiant dans ses choix de stages.
Conditions d'accès
Sur dossier
Public visé
En plus des étudiants en Histoire de l'Art et provenant des filières des sciences de la matière et de la terre, ce diplôme est également ouvert aux professionnels des métiers de l'archéométrie, de l'archéologie, de l'expertise scientifique, de la muséographie, de la conservation-restauration et de l'enseignement secondaire, qui recherchent à la fois une actualisation et un perfectionnement de leurs connaissances et de leurs savoir-faire, éventuellement dans la perspective de la préparation d'un doctorat.
Capacité d'accueil
45
Validation des Acquis de l'Expérience
Pour les étudiants intégrés dans le cadre de la formation continue, une organisation spécifique de l’enseignement sera mise en place. Cette dernière est validée par un conseil de perfectionnement. Les acquis de l’expérience peuvent être validés sur avis d’une commission ad hoc.
Référentiel ROME
- K2401 : Archéomètre
- K2401 : Chargé/Chargée d'étude en sciences humaines
- K2402 : Ingénieur/Ingénieure d’études en recherche fondamentale
- K2108 : Moniteur/Monitrice d’initiation à l’enseignement Supérieur
- K2108 : Attaché/Attachée temporaire d’enseignement et de recherche – ATER-
- K1802 : Développement local
- G1202 : Animation d’activités culturelles ou ludiques
- M1403 : Etudes et prospectives socio-économiques
Savoir faire et compétences
Les compétences principales visées par cette formation théorique et expérimentale dans le domaine de l’étude « scientifique » et de la préservation des éléments matériels du patrimoine culturel s’articulent autour de trois volets :
- Savoirs généraux, théoriques ou disciplinaires
Connaissances générales sur les propriétés, les processus de fabrication, la chronologie, la provenance, l’état d’altération des objets archéologiques (céramique, verre, métal, textile…), des matériaux de l’architecture (roches, mortiers, enduits, stucs…), des œuvres d’art (peintures, vitraux, statuaire, …).
Connaissance approfondie d’un domaine particulier : céramique, datation par luminescence, …
Notions de base en histoire de l’art et en archéologie.
Notions de base sur les sciences des matériaux.
- Savoir-faire opérationnels
Déterminer et développer les méthodes de recherche, de recueil et d’analyse de données.
Réaliser ou superviser les investigations, les observations et la collecte d’informations sur l’objet de la recherche.
Interpréter les données recueillies et formaliser les résultats obtenus.
Conduire une recherche documentaire.
Définir la stratégie et les modalités de prélèvements d’échantillons en relation avec les besoins de la recherche.
Mettre en œuvre des protocoles d’analyse et d’étude adaptés aux matériaux.
Maîtriser le fonctionnement d'un ou plusieurs instruments analytiques.
Diffuser et valoriser des résultats de recherche (publications, présentations orales, …).
- Savoirs sur l’environnement de la recherche
Les communautés scientifiques et techniques, nationales et internationales du domaine de l’archéométrie.
Les normes de sécurité en laboratoire.
Parcours professionnels
Ce Master forme des étudiants qui constituent un vivier important pour le développement du secteur de la recherche dans le domaine de l’archéométrie en France, en Europe et au-delà. En plus de la recherche et de l'enseignement supérieur, cette formation pluridisciplinaire donne également accès à d'autres métiers dont les principaux sont les suivants :
- Archéomètre
- Chargé/Chargée d'étude en sciences humaines
- Ingénieur/ingénieure en sciences des matériaux
- Ingénieur/Ingénieure d’études en recherche fondamentale
- Moniteur/Monitrice d’initiation à l’enseignement Supérieur. Il faut pour cela être inscrit en thèse et bénéficier d’une allocation de recherche attribuée par le Ministère de l’Éducation Nationale ou d’un régime comparable d’aide à la préparation du doctorat.
- Attaché/Attachée temporaire d’enseignement et de recherche – ATER-. Il faut pour cela préparer une thèse.
L'accès à ces métiers dépend notamment de la formation initiale des étudiants.
L'équipe pédagogique, en collaboration avec le Service Universitaire d'Information et d'Orientation, accompagne les étudiants sur les deux années du master pour favoriser leur intégration professionnelle. Un forum des métiers, avec l'invitation d'anciens étudiants de la filière, et des rencontres avec des professionnels sont mis en place. Des entretiens individuels sont également organisés par l'équipe pédagogique dès la rentrée pour aider et accompagner chaque étudiant dans la construction de son projet professionnel.
Retour sur les enquêtes d’insertion professionnelle
L’enquête sur le devenir à 18 mois des diplômés de master 2, réalisée par la Cellule d’Aide au Pilotage de l’université Bordeaux 3, sur les étudiants de la promotion 2005-2006 montre que sur les 15 répondants (par rapport à 16 diplômés), la moitié occupe des postes dans la fonction publique (CDD, CDI). Les secteurs d’activité couverts sont multiples : recherche publique, enseignement, entreprises privées, collectivités territoriales, archéologie préventive… L’accès dépend entre autre de la formation initiale des étudiants.
Une enquête a été réalisée par nos soins, sur les trois dernières promotions. Nous constatons que, chaque année, 7 à 8 étudiants bénéficient d’une allocation de recherche grâce aux réseaux national et international associé à la formation. La collaboration de nos collègues du POSIP de l’université Bordeaux 3, l’organisation d’un forum annuel des métiers spécifiques à notre formation (depuis 2007/2008), ainsi que l’association AASAA des anciens étudiants participent à une meilleure insertion professionnelle de nos étudiants.
Poursuite d'études
La spécialité recherche prépare avant tout l’étudiant au monde de la recherche, à commencer par l’accès à la thèse de doctorat. Des allocations de recherche de différents types peuvent être obtenues : MESR, CNRS, Région, CEA… Il est possible de poursuivre, à l’université Bordeaux 3 ou ailleurs, un doctorat avec les spécialités suivantes :
- physique des archéomatériaux
- sciences archéologiques
- physique
- histoire de l’art…
Passerelles et réorientation
Cette formation pluridisciplinaire offre des possibilités de réorientation en cours de cycle qui dépendent fortement de la formation initiale des étudiants (sciences humaines ou sciences dures). Une aide à la décision est proposée par l'équipe pédagogique et le Pôle Orientation, Stages, Insertion Professionnelle (POSIP).