Présentation
Ce master intègre les critères de durabilité économique, sociale et environnementale et les nouvelles formes de gouvernance. C’est une formation transversale qui prend appui sur des fondamentaux méthodologiques et théoriques, dans une perspective réflexive et critique, à même de faire émerger et de produire des formes d’action innovantes sur les territoires.
Un adossement à la recherche et au monde professionnel
La formation bénéficie d’une solide expérience et d’une bonne notoriété après 6 ans de fonctionnement qui lui ont permis d’ajuster au mieux ses enseignements,
en fonction des résultats des recherches menées au sein du laboratoire auquel la formation est adossée : ADES « Aménagement, Développement, Environnement, Société, Santé », Unité Mixte de Recherche Université/CNRS,
en fonction des besoins, en relation avec les retours des étudiants, des enseignants (tant universitaires qu’intervenants extérieurs) et des professionnels qui ont accueilli en stage ou recruté des étudiants.
Ces retours, très positifs, montrent que cette formation répond à un réel besoin pour former des professionnels capables de mobiliser une réflexion de haut niveau sur les problématiques du développement durable et de l’adapter à des situations professionnelles diversifiées, tant en ce qui concerne les espaces concernés (ruraux, urbains, situés dans des pays du Nord ou du Sud), que les thématiques, qui peuvent être très variées (d’une approche globale, type agenda 21, à des approches plus sectorielles : gestion de l’eau, gestion des déchets, zonages environnementaux, énergie, habitat, transports, développement local, agriculture, foncier, urbanisation, artisanat, commerce équitable, tourisme, communication environnementale, éducation à l’environnement, etc.).
De nombreux partenaires issus du développement durable
Outre les intervenants extérieurs qui participent aux enseignements (France Volontaires représenté par son Directeur Adjoint, le GRET, l’Agence Foncière et Technique de la Région Parisienne, l’Institut ESPERE de Jacques Salomé, etc.), la formation bénéficie de l’appui d’un réseau de professionnels, particulièrement développé en région Aquitaine, mais qui s’étend à d’autres régions de France et à l’étranger. Ces professionnels interviennent dans le suivi des projets tutorés, dans l’accueil des stagiaires et dans le recrutement des diplômés : collectivités territoriales, organismes publics, chambres consulaires, bureaux d’études, ONG et associations, etc.
C’est en concertation avec ces partenaires que se font les choix pédagogiques et l’évolution de la formation, afin qu’elle intègre les dynamiques du marché du travail et soit réactive et innovante au regard des besoins émergents.
Objectifs
Ce master permet d’acquérir une vision globale de la gestion territoriale du développement durable dans des contextes marqués par la complexité et les mutations rapides.
L’enseignement de cette spécialité est orienté vers la compréhension des mésententes, controverses, conflits qui « animent » le débat public formel ou informel et celle des fondements argumentaires des différentes parties. Il est aussi très fortement appuyé sur la maîtrise des outils de représentation des scènes de controverse, non seulement au plan technique, mais aussi aux plans épistémologique et éthique. C’est bien le fondement des connaissances et leur production qui est visé, leur évaluation et leur mise en œuvre.
Les objectifs professionnels résident dans la maîtrise de la communication et singulièrement de la communication des résultats de l’expertise scientifique. Ils comprennent, en outre, et à l’amont en termes de métier, la formation générale à l’expertise qui ne se limite pas à l’aide à la décision mais débute par la capacité à (re)formuler les problèmes soumis par les acteurs commanditaires. La spécialité vise ainsi la formation à l’ingénierie territoriale qui soit aussi une formation à la médiation constructive.
Informations complémentaires
Du local au global : une ouverture à l’international par essence
L’ouverture à l’international se traduit par la réalisation de stages à l’étranger (ONG, institutions internationales, coopération décentralisée...) et l’accueil d’étudiants étrangers. Elle constitue surtout un des fondements de la formation qui présente la spécificité d’une double orientation : pays du Nord et pays du Sud, et se traduit également dans l’insertion des diplômés (les postes à l’étranger concernant 1 étudiant sortant sur 6 en moyenne).
Organisation de la formation
L'amalgame de la formation initiale et de la formation continue oblige à concentrer les enseignements communs à la mention et aux spécialités professionnelles sur des plages de temps fixes qui permettent d'ouvrir l'agenda hebdomadaire. De la même manière, les "ateliers" qui sont présentés en horaire moyen hebdomadaire seront en fait organisés par sessions de longues durée sur la base des travaux personnels et de l'échange d'expérience. Les travaux dirigés des matières techniques seront organisés en "libre-service" avec consignes, exercices, cela dans des salles dédiées bénéficiant de la présence de moniteurs.
Stage
Le stage court de M1 (2 mois) permet de préparer le stage long se déroulant en fin de M2 (6 mois), qui correspond à une véritable mise en situation professionnelle équivalente à celle d'un chargé de mission. Un accompagnement à la recherche de stage est mis en place et des stages sont proposés, par le biais de nos partenaires professionnels et de nos anciens étudiants.
Les stages se déroulent en France ou à l'étranger dans des structures très diverses : dans des collectivités territoriales (conseils régionaux, conseils généraux, communautés urbaines, communautés d'agglomérations, communautés de communes, parcs, pays, communes), des organismes publics (ADEME, GRET, DDTM, DREAL), des chambres consulaires, en entreprises, dans des bureaux d'études, associations et ONG.
La mission du stage doit être préalablement validée par l'équipe pédagogique et chaque stage fait l'objet de la rédaction d'un mémoire qui sera soutenu devant un jury.
Conditions d'accès
Accès sur dossier et entretien pour des étudiants titulaires d'une licence 3 ou équivalent, ou par valorisation d'acquis (expérience professionnelle).
Cette formation est ouverte à des étudiants issus de disciplines diverses: Géographie, Sciences Humaines et Sociales, Biologie/Écologie, Sciences de la Terre, Économie, Sciences politiques, Communication, Sante...
Admission automatique pour les étudiants ayant validé la première année de la spécialité avec une moyenne de 12/20, entrée directe en 2ème année possible sur dossier et entretien pour des étudiants titulaire d'un M1 ou par validation d'acquis.
Validation des Acquis de l'Expérience
La formation accueille chaque année des personnes en formation continue et en reprise d’études, qui sont un enrichissement pour le groupe par leur expérience professionnelle et qui contribuent à élargir la diversité des profils des étudiants recrutés. Une organisation spécifique peut être proposée pour s’adapter à chaque situation particulière. Elle est accessible au titre de la formation continue et de la VAE, aux cadres du public, du secteur associatif, du privé, justifiant d’une formation initiale à Bac + 2 et d’au moins 3 ans d’expérience professionnelle continue ou discontinue (salarié, non salarié ou bénévole).
Secteurs d'activité
Savoir faire et compétences
Pendant leur formation, les étudiants acquerront la maîtrise des outils de traitement de l’information qui seront à la base de leur expertise (SGBD, SIG, télédétection, cartographie), mais aussi de production d’informations territoriales, en insistant sur le caractère opérationnel. Ils acquerront, par surcroît, une connaissance suffisante des organisations pour prendre leur juste place dans les débats territoriaux auxquels ils sont amenés à intervenir. Enfin, la maîtrise méthodologique, technique et opérationnelle du cycle de projet, insistera un point essentiel, en insistant sur les dimensions de suivi/évaluation. Cela permettra aux étudiants d’assurer le pilotage et la gestion de projet. A cela s’ajoute évidemment les compétences strictement disciplinaires du géographe capable de déceler les structures et les dynamiques de l’espace, à toutes les échelles qui se trouvent mêlées dans un territoire et une situation donnés.
Parcours professionnels
Sont concernés, tous les métiers relevant de la gestion de projets et d’actions de développement durable, en France ou à l’étranger, que ce soit au sein de collectivités locales, de services de l’Etat, du secteur privé (bureaux d’études, entreprises), d’ONG ou du secteur associatif. Par conséquent, les débouchés sont extrêmement diversifiés et en renouvellement permanent en fonction des besoins émergents dans ce domaine. Après de nombreux recrutements comme chargés de missions Agenda 21, nous avons vu apparaître des opportunités de recrutement pour les plans climat territoriaux.
Exemples de postes occupés par d’anciens étudiants
Ils illustrent la très grande diversité des débouchés possibles.
En France
Collectivités territoriales et services de l’Etat : chargés de mission (communes, communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines, Conseils Généraux, DIREN)
Agenda 21 / Plan climat territorial / Gestion de l’eau et cartographie / Natura 2000 / Aménagement et développement durable / Transports et déplacements / Développement local / Planification urbaine / Animation, éco-conseil, éco-citoyenneté / Développement de logiciel de cartographie.
Enseignement supérieur et recherche : chargé d’étude sur l’urbanisation des espaces naturels (Institut National d’Horticulture et du Paysage).
Chambres consulaires : chargé d’études “information économique” (Chambre de Commerce et d’Industrie).
Secteur associatif : chargé de mission développement local / animateur coordinateur foncier régional / artisanat solidaire en Guyane / chargé de programme sur le service civil volontaire.
Secteur privé : responsable de management environnemental dans une station de ski / ingénieur prospection dans le domaine des énergies renouvelables / chargé de mission animation et développement durable de pôles d’entreprise / responsable de l’évaluation environnementale de documents d’urbanisme / chargé du suivi de l’impact environnemental d’un grand groupe bancaire / chargé de mission sociale pour l’habitat.
Coopération internationale
Associations, ONG, organismes publics et privés : chargé de mission à la FAO / à la Croix Rouge / Coopération décentralisée en Haïti / Volontaire International au Bénin / Volontaire International en Entreprise au Gabon / suivi des partenariats de coopération décentralisée à l’ambassade de France à Dakar / directeur de l’Alliance française à Madagascar / chargé de mission en ONG au Maroc / au Mexique.
Poursuite d'études
L'obtention du master ouvre, évidemment aussi, à la poursuite d'étude en doctorat pour les étudiants qui le souhaitent, la spécialité étant adossée à un des pôles de recherche du laboratoire ADES.
Passerelles et réorientation
La construction de la maquette autour d'un fort tronc commun aux différentes spécialités, et l'acquisition d'une culture partagée permet les réorientations semestre après semestre. Elle est malgré tout conditionné par l'évaluation et l'évolution des parcours individuels.