Histoire de Bordeaux 3 - Université Bordeaux Montaigne

Histoire de bordeaux 3

L’université d’hier et d’aujourd’hui

 Repères historiques

Université Bordeaux3 cours pasteur à BordeauxL’auditorium de Burdigala devient l’un des plus réputés de l’empire romain. Ausone (poète de langue latine) y occupe pendant trente ans la chaire de grammaire. Après les invasions barbares, c’est l’Eglise qui va prendre peu à peu l’enseignement à sa charge.

1441

À la demande de l’archevêque de Bordeaux, le pape Eugène IV crée un « studium generale » (théologie, droit, médecine et arts) sous l’autorité de Pey Berland. Après la guerre de cent ans, l’Aquitaine revient à la France et l’université passe peu à peu sous le contrôle du pouvoir royal.

1585

Alors que Michel de Montaigne accomplit son deuxième mandat de maire de Bordeaux, la peste ravage la cité. Toutes les archives du « Studium », entreposées au couvent des carmes sont brûlées pour désinfecter l’ensemble.

1792 – 1838

La révolution abolit l’enseignement supérieur de l’ancien régime et Napoléon 1er crée trois facultés à Bordeaux. À cause du manque d’étudiants absorbés par Paris, la faculté est remplacée en 1828 par une simple commission chargée de délivrer le baccalauréat. En 1860, la faculté des Lettres est reconstituée et installée dans les écuries de Monseigneur de Rohan, derrière la mairie.

1886

À l’initiative des professeurs Louis Liard, Emile Durkheim et Achille Luchaire, est inauguré le nouveau « Palais des facultés » (aujourd’hui Musée d’Aquitaine) dans les anciens couvents de la visitation et des Feuillants, où on avait auparavant transféré le tombeau de Montaigne. On y compte 21 professeurs, 123 étudiants et 9 disciplines enseignées.

1906

François Mauriac obtient sa licence ès lettres. La même année, on voit apparaître les premières femmes à la faculté. Il faudra attendre 1940 pour y voir la première femme assistante, Marie Desport (latiniste). Elle restera seule femme pendant plus de dix ans.

En 1968, la faculté ne compte que deux femmes parmi ses 36 professeurs.

1966 - 1967

À l’initiative du professeur Robert Escarpit, la faculté ouvre ses premières filières professionnalisantes (journalisme et animation socio culturelle) au sein d’un IUT. Suivront plus tard l’EGID (Environnement, GéoIngenierie et Développement), l’IUP d’Information-Communication, les licences professionnelles, les DESS et aujourd’hui les Masters professionnels.

1968 - 1970

Le nouveau campus de Pessac en 1970Après les événements de 68, la loi Edgar Faure crée trois universités à Bordeaux, dont « l’université des lettres et sciences humaines Bordeaux 3 » . Par vagues successives, l’université vit le plus grand déménagement de son histoire sur un campus hors de la ville, situé sur les trois communes voisines de Pessac, Talence et Gradignan. On y compte 214 professeurs et 8000 étudiants.

1970 – 1980

Dans cette période, l’université s’ouvre à la formation professionnelle continue et prépare à un examen spécial d’entrée à l’université qui va permettre à des non-bacheliers de faire des études supérieures (DAEU : Diplôme d’Accès aux Etudes Universitaires).

1980 – 1990

En 1983 sont créées les Presses universitaires bordelaises (PUB), perpétuant ainsi une tradition déjà séculaire d’édition (Revue des Etudes anciennes, Bulletin hispanique, Cahiers d’outre-mer). Ce sont les années de la grande ouverture à l’Europe avec les accords Erasmus, Leonardo, Tempus… et celles de la création de Radio Campus qui devient la radio des universités bordelaises (88.1 FM).

1990

L’université choisit le nom de Michel de Montaigne. Elle compte alors 462 professeurs et 17400 étudiants.

1997

Entée de l'université coté amphi renoirL’université Michel de Montaigne Bordeaux 3 élit son premier vice-président étudiant. C’est aussi l’année de la création du pôle universitaire de Bordeaux, regroupant les quatre universités bordelaises et les collectivités locales et territoriales.

2006

C’est l’année du basculement de Bordeaux 3 dans le LMD (Licence – Master – Doctorat), la grande réforme de l’harmonisation européenne des études supérieures. C’est aussi l’année de création du PRES qui regroupera à terme les quatre universités, les écoles d’ingénieur et l’IEP, ainsi que les laboratoires rattachés aux organismes de recherche dans un pôle de recherche et d’enseignement supérieur appelé « Université de Bordeaux ».