La politique scientifiquE
Lettres, langues, arts, sciences humaines et sociales, sciences de l’environnement, archéométrie, telle est la diversité de nos disciplines. Bordeaux 3 propose un large éventail de thématiques au travers desquelles les sciences dures dialoguent avec les sciences humaines. Les Lettres, les Langues et les Arts donnent par leurs interactions une coloration particulière à cet ensemble.
Les recherches archéologiques sur des sites aquitains et étrangers, celles qui concernent l’éthique et la santé cohabitent avec celles qui portent sur le devenir des villes, les patrimoines culturels, l’art contemporain.Les études sur les nouvelles médiations ou la communication organisationnelle voisinent avec celles sur les sols pollués, les représentations de la nature, les conflits dans les mondes arabes ou encore les remaniements culturels en relation avec l’Afrique.
Les recherches sur les pouvoirs ou les élites, sur les mondes frontaliers (par exemple mexicains ou basques) côtoient les programmes qui analysent des céramiques, des formes textuelles, cinématographiques ou architecturales. Cette variété manifeste le foisonnement d’une exploration plurielle et notre capacité à intervenir dans la société civile en s’adressant à ses agents sociaux, économiques, politiques et culturels.
Bordeaux 3 encourage les recherches originales, émergentes, voire singulières ou d’apparence marginales.Elle suscite des synergies internes et des partenariats avec d’autres établissements nationaux et internationaux.
« Environnement, nature, ville » et « Mobilités, hybridations, identités plurielles » structurent l’activité scientifique de l’établissement. Ces deux grands axes constituent des cadres organisateurs sans prédéfinir une ligne unique de recherche. Ce choix favorise le décloisonnement disciplinaire et implique une posture ambitieuse. L’histoire des sciences nous a appris que si la compétition est le ferment d’une excellence, ce sont les solidarités qui constituent la fondation d’une recherche exigeante.
Faire valoir la rigueur et l’inventivité de la recherche dans une relation forte entre différentes disciplines scientifiques, voilà ce que notre université est en capacité d’affirmer. L’enseignement de la recherche dès les premières années du cursus universitaire est un apprentissage de l’analyse et de la synthèse, de l’interprétation rationnelle et des logiques d’argumentation.
Notre établissement ne « fabrique » pas seulement des érudits dont l’emploi n’aurait, au final, que peu de pertinence dans une société engagée dans des mutations majeures. Les questions que posent notre rapport à l’environnement, à la nature et à la ville, les reconfigurations d’un monde marqué par des hybridations, des mobilités multiples, des identités plurielles – voilà ce sur quoi travaillent nos géographes, philosophes, spécialistes des sciences de l’information et de la communication, historiens et historiens de l’art,aménageurs, mais aussi littéraires et linguistes, géologues, archéologues ou enseignants-chercheurs en arts.
Ces disciplines ont la responsabilité de transmettre des connaissances classiques et des traditions scientifiques. Elles sont aussi directement en prise avec notre temps en se donnant les moyens de comprendre les évolutions de notre monde pour mieux les orienter et les accompagner.

