Histoire de l'art - Université Michel de Montaigne Bordeaux 3

Histoire de l'Art - EA 538 - Centre François-Georges Pariset

Directeur/trice : Pascal Bertrand

Directeur/trice adjoint(e) : Dominique Jarrassé


Localisation géographique et contacts :
Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3 - Domaine universitaire - 33607 PESSAC Cedex

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Courriel des UFR : pariset@u-bordeaux3.fr


Le projet scientifique du Centre François-Georges Pariset s'articule autour d'une nouvelle thématique : « Objets et Patrimoines : Production, Exposition, Réception ».

Le terme « objet » est pris dans un sens large. Il n'est pas associé à un adjectif pour ne pas restreindre le champ d'étude à un secteur précis (par exemple, le mot objet d'art renvoie trop exclusivement au domaine des arts dits décoratifs alors que la notion d'exotisme peut être associée au terme d'« objet ») tout en étant abordé dans sa relation dynamique avec la notion de patrimoine. L'ampleur des patrimoines couverts par l'activité des membres du Centre ( patrimoine universitaire, ultramarins et coloniaux ou bordelais ) justifie pleinement l'usage du pluriel. De même, les notions de production, d'exposition et de réception permettent de fédérer les membres du Centre et sont souvent inscrites dans le même champ d'étude, comme les expositions (Salons coloniaux) ou le marché de l'art.
Trois champs d'étude ont été définis :

A - Le patrimoine universitaire, une approche épistémologique et artistique (sous la dir. de Marion Lagrange).

À Bordeaux se manifeste la volonté de rendre public et de valoriser des collections fondamentales pour la compréhension de la formation des disciplines, des méthodes d'enseignement et des mécanismes de la recherche. Le réaménagement et la réouverture du Musée d'ethnographie de l'Université Bordeaux Segalen (MEB) en est l'exemple le plus frappant. Désireuse d'accompagner ce processus, le Centre François-Georges Pariset (EA 538) entend engager une étude du patrimoine artistique de l'Université de Bordeaux. L'approche spécifique de l'historien de l'art consistera à inventorier et documenter les objets spécifiques à son champ d'étude, à savoir l'architecture, les objets d'art (peintures, tapisseries, sculptures, objets d'art décoratif), les collections photographiques, la collection de moulages en plâtre et la collection archéologique (statuettes de Myrina et objets proto-corinthiens). Ce programme associe à sa démarche le programme ARPEGE (École nationale d'architecture et de paysage de Bordeaux), le MEB, le musée d'Aquitaine et le Service Régional d'Inventaire.
Ce programme bénéficie d'un financement de la Région Aquitaine.

Consultez les expositions virtuelles de ce programme sur le site Patrimoine Artistique de l'Université de Bordeaux.

B - Patrimoines ultramarins et coloniaux
(sous la dir. de Dominique Jarrassé)

Dans la perspective de recentrement des axes de recherche du Centre Pariset, il est apparu qu'un domaine demeurait important en raison de son ancrage régional, des opportunités locales et des champs d'investigation de plusieurs chercheurs : celui des patrimoines ultramarins et coloniaux. En effet, Sabine Du Crest travaille sur les « objets des mondes lointains », Dominique Jarrassé et plusieurs de ses étudiants, parfois en cotutelle avec la Tunisie, poursuivent des recherches au Maghreb, plusieurs docteurs et doctorants rattachés au Centre explorent les relations artistiques entre la France et l'Amérique latine? Aussi a-t-il été décidé d'inscrire dans le cadre du présent contrat quadriennal, en lien avec les compétences des enseignants-chercheurs, une série de projets concrets qui croisent également leurs préoccupations en matière d'historiographie ou d'analyse du marché de l'art.

Trois orientations sont mises en oeuvre :

 

  1. Expositions et marché de l'art dans les colonies françaises (sous la dir. de Laurent Houssais). (58 KB)
  2. La mémoire de l'outre-mer à Bordeaux (sous la dir. de Sabine du Crest), avec l'application d'une recherche menée par Christelle Lozère, et qui préfigure un projet global sur les mondes lointains.
  3. Architecture de la période coloniale au Maghreb (sous la dir. de Dominique Jarrassé).


C - Histoire des arts décoratifs (sous la dir. de Pascal Bertrand)

L'histoire des arts décoratifs apparaît au XIXe siècle, au moment où sont institués des musées spécifiques appelés d'« arts décoratifs », en Angleterre (Manchester et Londres), puis en Allemagne (Berlin, Hambourg) et en France (Paris). Les arts décoratifs tiennent également une place importante dans les expositions des produits de l'industrie et les Expositions universelles. Ce domaine d'étude, encore peu abordé à l'université et plutôt réservé au milieu des conservateurs de musées, a été abordé selon deux approches principales et une secondaire : des études empiriques d'une part, s'appuyant sur l'utilisation de sources et sur la connoisseurship, visant dans l'absolu à la connaissance de l'objet en lui-même mais, en pratique, à l'analyse de ses techniques de fabrication, de son pédigrée et de son esthétique (depuis Havard jusqu'à Verlet et aussi chez Falke, Kris, Kimball...) ; d'autre part, des études qui partent de la demeure et de la fonction des pièces pour étudier les objets qu'elle contient, car c'est par l'étude de la sphère domestique que l'on peut apprécier les changements culturels, artistiques et socio-économiques plus larges qui ont affecté la vie quotidienne des gens (depuis les Cultural Studies de Burkhardt) ; une autre approche de l'objet touche enfin à la question de l'ornement (depuis Riegl). Le programme vise à repenser la question des arts décoratifs, de l'ameublement et de la décoration d'intérieur, du grand décor peint et tissé en reconsidérant les fondements et les méthodes utilisés par les historiens de l'art des arts décoratifs.
Un projet sur l'histoire de la tapisserie a été retenu par l'ANR. Voir plus bas.

Partenariats
Les membres de l'EA 538 sont impliqués dans des programmes extérieurs de dimensions nationales et internationales, ce qui témoigne d'une bonne intégration dans des réseaux de chercheurs appartenant à des instituts nationaux et internationaux (INHA, Getty Research Institute), des universités (Hebrew University de Jérusalem, Technische Universität Braunschweig, Goethe Universität Frankfürt, université de la Manouba et Institut Supérieur des Métiers du Patrimoine de Tunis, KU Leuven) et des écoles (École du Louvre, EPHE), des musées (Metropolitan Museum of Art de New York, Art Institute de Chicago, Musée des arts décoratifs et des tissus de Lyon) et d'autres institutions (Mobilier National, Académie de France à Rome, Casa Velázquez Madrid, Patrimonio nacional de Madrid, Institut d'histoire de l'art de Bucarest). Ces liens ont permis l'établissement de conventions de travail, de co-tutelles de thèses, moyens qui permettent de pérenniser la recherche.


Programmes de recherche régionaux et nationaux en cours

- Un programme financé par la Région Aquitaine :
Le patrimoine universitaire, une approche épistémologique et artistique. Marion Lagrange (EA 538). 2010-2013
Dans une démarche similaire à celle du Service Régional de l'Inventaire, il s'agit dans un premier temps de localiser, identifier, inventorier et documenter le patrimoine de nature artistique, immobilier et mobilier, de l'université de Bordeaux, depuis la fin du XIXe siècle jusqu'à l'implantation du campus à Pessac. Les questions et les enjeux liés à ce patrimoine feront ensuite l'objet d'une réflexion pluridisciplinaire avec l'appui d'anthropologues, de sociologues et d'historiens. Les résultats obtenus déboucheront, dans un troisième temps, sur diverses actions de valorisation auprès du public universitaire et du public non averti.
Ce programme de recherche, indissociable de l'organisation d'une base de données, est propice à l'organisation de journées d'études, à la publication d'articles scientifiques comme à la mise en place d'expositions virtuelles et d'un projet d'exposition (70 KB).


- Un programme soutenu par l'Institut National d'Histoire de l'Art, Paris (INHA)
Cartographie des expositions en France, 1900-1950. Chiara Piccinini (EA 538). 2010-2011 (1e tranche)
Le projet de recherche Cartographie des expositions en France 1900-1950, lancé par l'INHA sous la direction d'Anne Lafont, représente une première dans la recherche en histoire de l'art. Il s'agit d'offrir à l'étude de l'histoire des expositions (domaine qui a soulevé l'intérêt des chercheurs depuis une dizaine d'année) un outil de travail capital : une base de données, consultable en ligne sur le site de l'INHA, constituant une cartographie des expositions d'art en France entre 1900 et 1950.
Ayant déjà travaillé et publié sur l'histoire des expositions, Ch. Piccinini a été associée au projet. Ceci a permis d'instaurer un rapport de collaboration entre l'équipe de l'INHA et le Centre Pariset. Cette collaboration s'est concrétisée par la mise en place d'une convention de partenariat de recherche entre les deux institutions. Il a ainsi été possible d'impliquer dans le projet trois étudiants de deuxième cycle de Bordeaux 3 qui participent désormais au recensement des expositions dans le Sud-Ouest de la France, tout en préparant leurs mémoires de Master sur des sujets d'histoire des expositions d'art.
Il est prévu d'organiser à Bordeaux 3, en février 2012, une journée d'études sur l'histoire des expositions en France au XXe siècle. Les étudiants bordelais participant au projet pourront y contribuer avec des communications issues de leurs mémoires de Master et de leur travail de recensement.

- Un programme financé par l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) :
ARACHNÉ. Méthode critique de l'histoire de la Tapisserie: Préceptes, Circulation de modèles, Transferts de savoir-faire. France - XIVe-XXIe siècles. 2011-2014.
Ce programme vise à replacer la tapisserie au sein de l'histoire de la création artistique. Il repose d'une part sur une approche dialectique de cet art, dans son rapport à la théorie de l'ornement dans les arts et l'architecture, dans sa relation étroite à la peinture et dans sa dépendance à l'organisation et au fonctionnement des anciens métiers d'art. D'autre part, il a pour objet de porter un regard critique sur les méthodes d'enquête et d'analyse utilisées jusque-là dans ce domaine de l'histoire de l'art.
Réfléchir aujourd'hui sur le processus de création dans l'art de la tapisserie nécessite de repenser son histoire à partir de trois conceptions renouvelées : 1. La tapisserie comme ornement. 2. La tapisserie comme expression d'un art collectif. 3. La tapisserie comme art et métier.


Le Centre a une publication, les Cahiers du Centre François-Georges Pariset qui sont diffusés par les PUB